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Marché de l'hôtellerie en France et en Europe : quels chiffres en 2025 et quelles tendances pour 2026 ?

Longtemps ignorée par les investisseurs privés, l’hôtellerie s’est imposée comme l’un des placements immobiliers les plus performants et les plus résilients du marché. Les résultats de 2025 le démontrent, et les perspectives pour 2026 vont dans le même sens.
Publié le
16.06.2026
Maxime Parpex

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8
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Mis à jour
16.06.2026
Rédigé par
Maxime Parpex

Un marché français en pleine santé

Le marché hôtelier français a vu son chiffre d’affaires progresser de +2% en 2025, avec un taux d’occupation moyen de 64%, soit un niveau proche de celui d’avant la crise sanitaire.

Ce redressement s’explique en grande partie par la vigueur de la demande internationale : le nombre de touristes étrangers a augmenté de +2M% en 2025 par rapport à 2024 pour atteindre 102 millions de visiteurs.

La dynamique est particulièrement marquée à Paris. Le taux d’occupation annuel de la capitale a atteint 82% en 2025, contre 78% en 2024, soit une progression de 5 points qui constitue un record historique. Sur la même période, le RevPAR (chiffre d’affaires par chambre) parisien a augmenté de 5%. Autre signe de fond : le haut de gamme et le luxe représentent désormais 19 % des hôtels classés en France, contre seulement 5 % en 2010. La montée en gamme de l’offre hexagonale est donc structurelle, et non conjoncturelle.

Sources : Pole-implantation-tourisme, Coach Omnium, In Extenso Tourisme Culture & Hôtellerie / Deloitte (conférence annuelle, fév. 2026)

Performances hôtelières en France (2025-2025)

Source : In Extenso

Du luxe au premium : un segment porteur et accessible

Une précision s'impose entre ces deux segments. Le luxe désigne les palaces et établissements 5 étoiles d'exception, avec des montants d’investissement à l’acquisition élevés et des valorisations très élevées et des coûts d'exploitation lourds. Le premium regroupe les hôtels 4 étoiles bien positionnés et les adresses lifestyle à forte identité locale : une qualité et une expérience proches du haut de gamme, mais des montants minimums d’investissement plus accessibles et des rendements souvent supérieurs.

Si le luxe de l’attention médiatique, c’est le segment premium 4 étoiles qui concentre aujourd’hui les opportunités les plus intéressantes pour les investisseurs privés : hôtels 4 étoiles bien positionnés, établissements lifestyle, adresses à forte identité locale.

Ce positionnement intermédiaire présente plusieurs avantages structurels :

-         Il profite de la même dynamique de montée en gamme que le luxe, portée par une clientèle internationale exigeante et par des voyageurs français au pouvoir d’achat touristique soutenu.

-         Les montants à investir à l’acquisition sont plus accessibles et des rendements souvent plus attractifs que les palaces, dont les coûts opérationnels et les valorisations ont atteint des niveaux très élevés.

-         Il répond à une demande croissante d’expériences qualitatives, sans passer nécessairement par les grandes enseignes du luxe traditionnel.

La progression du RevPAR sur les segments haut de gamme confirme cette tendance : les voyageurs acceptent de payer davantage pour un meilleur confort, une meilleure localisation et une expérience différenciante. C’est précisément sur ce terrain que se joue la performance d’un actif bien sélectionné.

Le RevPAR, qu’est-ce que c’est ?

Le RevPAR (Revenue Per Available Room, ou chiffre d’affaires par chambre disponible) est l’indicateur de référence de la performance hôtelière. On l’obtient en multipliant le taux d’occupation par le prix moyen par chambre. Il mesure à la fois la capacité d’un hôtel à remplir ses chambres et à les vendre au bon prix. Quand le RevPAR augmente, l’hôtel génère donc davantage de revenus par chambre, qu’il soit plus rempli, plus cher, ou les deux à la fois.

RevPar hôtelières Paris vs France (2015–2025)

Source : In Extenso

Des performances géographiques contrastées : une opportunité de sélectivité

Toutes les destinations ne se valent pas, et c’est précisément là que se trouve la valeur d’un investissement bien structuré.

En 2025, l’hôtellerie littorale affiche une progression du RevPAR de +4 % dans le Nord-Ouest, de 6 % sur la Côte d’Azur et dans le Sud-Ouest, et de 7 % sur le littoral méditerranéen. Cette dynamique est portée par la montée en gamme et par une forte demande pour les séjours plaisir et bien-être. À l’inverse, la périphérie francilienne a enregistré un recul de -9% de son RevPAR.

Deux facteurs l’expliquent : le contrecoup post-Jeux Olympiques sur les prix et l’arrivée massive de nouvelles capacités hôtelières. Cette polarisation n’est pas une faiblesse du marché. C’est au contraire un signal clair : choisir le bon actif, dans la bonne localisation et avec la bonne stratégie d’exploitation fait toute la différence.

Source : In Extenso Tourisme Culture & Hôtellerie /Deloitte, fév. 2026

L'hôtellerie européenne : résilience et attractivité retrouvées

À l’échelle continentale, le tableau est tout aussi positif. En Europe, les taux d’occupation ont progressé en 2025, avec une hausse moyenne de +4,2 points.

L’Europe du Sud et les destinations balnéaires continuent d’afficher de solides performances, et le tourisme reste résilient malgré un contexte géopolitique tendu. Le segment haut de gamme, lui, affiche des ambitions de long terme particulièrement solides.

Évalué à 33 milliards de dollars en 2024, le marché européen de l’hôtellerie de luxe devrait atteindre 53 milliards de dollars d’ici 2033, soit une croissance annuelle moyenne de +5,3 %.

Côté investisseurs, l’engouement est tangible : 84 % des dirigeants du secteur se disent optimistes quant à l’avenir à long terme du marché hôtelier européen, et79 % anticipent une croissance significative des investissements au cours des cinq prochaines années.

Sources : Tour Hebdo, Le Journal du Luxe, Deloitte

5,2 % de rendement prime : le meilleur de tous les actifs immobiliers en France

En 2024, l’hôtellerie a délivré le meilleur rendement prime de tous les actifs immobiliers en France : 5,2 %, contre 4,9 % pour la logistique, 4,0 % pour les bureaux et 3,2 % pour le résidentiel. Elle reste pourtant largement sous-représentée dans les portefeuilles des investisseurs privés.

Cette situation tient souvent à une perception de complexité, qui fait oublier un avantage structurel majeur car la performance ne dépend pas seulement du marché : elle se construit aussi dans l’exploitation, dans le contrat et dans la stratégie de gestion.

Un actif bien exploité combine un rendement supérieur à celui des bureaux ou de la logistique, parce que sa valeur repose sur deux piliers, l’immobilier et l’exploitation. On est loin d’un placement passif : il s’agit d’un immobilier qui se pilote.

Taux de rendement prime par classe d'actif en France (2015–2024)

Source :BNPParibas Real Estate / CBRE

Perspectives 2026 : croissance confirmée, sélectivité requise

CBRE anticipe une poursuite de la croissance du marché hôtelier en France et en Europe en 2026, avec une hausse du RevPAR comprise entre 1% et 3%, dans un contexte où les niveaux d’occupation semblent désormais stabilisés.

La demande de voyages reste solide, mais ses moteurs se déplacent. Ce sont désormais les courts et moyens-courriers, soutenus par une mobilité intra-européenne résiliente, qui ancrent la demande, avec des arrivées attendues en hausse d'environ 8% en 2026. Le long-courrier,en revanche, fait face à des pressions accrues : hausse du coût du carburant, contraintes de capacité aérienne et réorganisation de certaines liaisons.

Les États-Unis restent un marché émetteur clé (arrivées en hausse de 4,7% depuis le début de l'année), mais la croissance du long-courrier a ralenti par rapport aux prévisions initiales. Conjuguées, la hausse des tarifs aériens et du coût global des voyages influencent de plus en plus le comportement des voyageurs et pourraient peser sur la fréquentation à l'approche de l'été et au-delà, si cette tension persiste.

Avec un RevPAR record à l’échelle nationale et 2,7 milliards d’euros de volumes investis en 2025, le marché français a de quoi continuer d’attirer les investisseurs.

Beaucoup se tournent d’ailleurs vers l’Europe, avec un glissement vers le non-coté et une place croissante accordée à l’hôtellerie dans les portefeuilles. Un autre facteur joue en faveur des actifs existants bien positionnés : le ralentissement des nouvelles constructions, lié aux difficultés de financement, crée une rareté qui protège leur valeur.

Sources : CBRE, EuropeanHotels | Figures, mai 2026 ; Pôle Implantation Tourisme (mars 2026).

Volume investi dans l'hôtellerie en Europe – En Milliard (2016–2025)

Source : BNP Paribas / CBRE

Ce que cela signifie pour les investisseurs privés

Le marché envoie un message clair : l’hôtellerie n’est plus réservée aux institutionnels. C’est une classe d’actifs accessible et performante, à condition d’être bien accompagné.

Chez Wally Invest, nous sélectionnons des actifs hôteliers premium à fort potentiel et concevons des structures d’investissement pensées pour les investisseurs privés qui souhaitent aller au-delà du rendement locatif classique. Nous travaillons aux côtés des conseillers en gestion de patrimoine pour leur apporter la lisibilité et les outils d’analyse nécessaires à une recommandation éclairée.

Notre conviction est simple : dans un univers immobilier sous pression, l’hôtellerie est l’un des rares actifs à combiner rendement, résilience et visibilité sur les revenus.


Questions / Réponses : Marché hôtelier France & Europe 2025-2026

Q : Quel est le taux d’occupation hôtelier à Paris en 2025 ?

R : Le taux d’occupation annuel des hôtels parisiens atteint 82% en 2025, soit 5 points de plus qu’en 2024, un record historique. Le taux mensuel n’est jamais descendu sous les 70% (en janvier), avec un pic à 87,5% en juin.

Q : Quel est le taux d’occupation moyen de l’hôtellerie française en 2025 ?

R : Il s’établit à 64% en 2025, en hausse de 1 point par rapport à 2024. Le prix moyen par nuit atteint 133€ (+1%) et le RevPAR France s’élève à 85 € (+2%).

Q : Quel est le rendement de l’hôtellerie comparé aux autres actifs immobiliers ?

R : En 2024, l’hôtellerie affiche le meilleur rendement prime de tous les actifs immobiliers en France : 5,2%, devant la logistique (4,9 %), le commerce (4,25%), les bureaux (4,0%) et le résidentiel (3,2%).

Q : Quel est le RevPAR de l’hôtellerie parisienne en 2025 ?

R : Le RevPAR parisien atteint 195€ en 2025, soit 5% de plus qu’en 2024 et 46% de plus qu’en 2019. Le prix moyen par nuit s’établit à 239€, en hausse de 41% depuis2019.

Q : Quelles sont les prévisions pour l’hôtellerie française en 2026 ?

R : CBRE anticipe une hausse du RevPAR de 1% à 3% en 2026. In Extenso prévoit +2% de chiffre d’affaires à Paris, +1% en Île-de-France, +1% en régions et +3% sur la Côte d’Azur. La croissance sera portée par le tourisme international long-courrier et par un marché intérieur solide.

Q : Quel est le volume d’investissement dans l’hôtellerie française en 2025 ?

R : L’hôtellerie française a attiré 3,1 milliards d’euros d’investissements en 2025 selon Pôle Implantation Tourisme (mars 2026).

Q : Pourquoi la périphérie parisienne recule-t-elle en 2025 ?

R : L’Île-de-France hors Paris enregistre un recul de 9% de son RevPAR (67 €). Ce contrecoup post-JO s’explique par la correction des prix artificiellement gonflés en 2024 et par l’arrivée massive de nouvelles capacités (+9% du parc depuis 2019).

Q : Quelles destinations hôtelières françaises performent le mieux en 2025 ?

R : Le littoral méditerranéen hors Côte d’Azur affiche +7% de RevPAR, la Côte d’Azur +6%(taux d’occupation de 68%, prix moyen de 226€), le littoral Sud-Ouest +6% et le Nord-Ouest +4%. Paris reste la destination la plus performante, avec 82% de taux d’occupation.

Q : Quelle est la part de clientèle étrangère dans les hôtels parisiens ?

R : La clientèle étrangère représente 68% des nuitées hôtelières parisiennes en 2025, soit un retour au niveau pré-Covid. Les principales nationalités sont :
- américaine (1,9 million),
- britannique (1,1 million)
- chinoise, cette dernière effectuant son retour (environ 600 000).

Q : Comment investir dans l’hôtellerie en tant qu’investisseur privé ?

R : Le club deal hôtelier est la voie d’accès la plus structurée : un opérateur sélectionne un actif parisien, monte l’opération et la propose à un cercle restreint d’investisseurs via une société dédiée. La gestion est alors entièrement déléguée à l’exploitant. Wally Invest développe ce type d’opérations, en ciblant des actifs avec un potentiel de création de valeur à moyen-terme..

Cet article est rédigé à titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

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